sarkozy-2007

Samedi 19 mai 2007

Je trouve sincèrement que l'atitude actuelle du PS vis à vis du nouveau gouvernement montre vraiment la mauvaise foi de ces derniers ! 
En effet eux qui ont soutenus durant le second tour de l'élection présidentielle une candidate qui voulait en finir avec le "bloc contre bloc" et qui était favorable  un rapprochement  avec le centre droit, se permette de faire la morale à Bernard Kouchner pour 'avoir accepté de faire partie du nouveau gouvernement. Résultat Mr Kouchner est purement et simplement exclut du PS ! Pour quelle raison : Collaboration avec l'ennemi ? Il est beau l'esprit d ouverture du PS !

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Samedi 19 mai 2007

Voici donc la nouvelle composition du Gouvernement :


-  Alain Juppé : ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
-  Jean-Louis Borloo : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi
-  Michèle Alliot-Marie : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales
-  Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères et européennes
-  Brice Hortefeux : ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement
-  Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice
-  Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
-  Xavier Darcos : ministre de l’Education nationale
-  Valérie Pécresse : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
-  Hervé Morin : ministre de la Défense
-  Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
-  Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville
-  Christine Lagarde : ministre de l’Agriculture et de la Pêche
-  Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement
-  Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
-  Roger Karoutchi : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
-  Eric Besson : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques
-  Dominique Bussereau : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargé des Transports
-  Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
-  Martin Hirsch : haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté

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Vendredi 18 mai 2007
Passation de pouvoir a Matignon :
 
 
 Vidéo disponible sur France2.fr
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Mardi 15 mai 2007

Chère Amie, Cher Ami,

Depuis cet inoubliable 6 mai, jour de victoire et de joie partagée, vous êtes nombreux à me solliciter, à m'adresser cette question toute simple, mais aussi cruciale : « et maintenant, on fait quoi, nous les supporters ? ». 

Je vous avoue, qu'en terminant ma mission au QG de campagne, je regrettais également que notre aventure commune s'achève, car elle était bien belle ... et surtout la force du réseau créé grâce à votre extraordinaire mobilisation me semblait trop importante pour être oubliée !

Dans le précédent message que vous avez reçu, je vous invitais à rejoindre l'Union pour un Mouvement Populaire et c'est avec un grand plaisir que j'accueille d'ores et déjà 2 000 nouveaux adhérents par internet.

Mais je sais que certains d'entre vous souhaite poursuivre leur route aux côtés du Président Nicolas Sarkozy, sans pour autant adhérer à un parti politique.
Pour cela, j'ai pris l'initiative, avec un certain nombre de personnalités, de proposer le développement d'un réseau novateur baptisé, Nouvelle Société.
Ce pôle regrouperait les acteurs de la société civile et ferait partie intégrante de la majorité multipolaire souhaitée par Nicolas Sarkozy, en complément du pôle centriste et d'ouverture à gauche.

Si vous souhaitez participer à la création et au développement de ce nouveau projet, je vous invite à vous inscrire via le site :
www.nouvelle-societe.com.

Je vous renouvelle mes remerciements pour votre engagement tout au long de cette campagne, car il n'est à mon sens rien de plus admirable que de savoir donner un peu de soi pour les autres et pour son pays.

Bien à vous,

 
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Mardi 15 mai 2007
Nicolas Sarkozy a quitté la Présidence de l'UMP : un grand MERCI pour tout !
 
 
 Vidéo disponible sur u-m-p.org
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Vendredi 11 mai 2007

sarko-et-blair.jpg Le prochain président poursuit vendredi ses consultations avant la formation de son gouvernement. Il rencontre dans l'après-midi le Premier ministre britannique.

Jeudi, les responsables de l'UMP mais aussi des élus UDF s'étaient succédés dans les bureaux provisoires de Nicolas Sarkozy rue Saint-Dominique à Paris.

Nicolas Sarkozy poursuit vendredi ses consultations rue Saint-Dominique avant la formation de son gouvernement. Il s'autorisera une parenthèse diplomatique pour rencontrer dans l'après-midi Tony Blair, en visite à Paris au lendemain de l'annonce de son départ de Downing Street. Le Premier ministre britannique , qui quittera ses fonctions le 27 juin, sera reçu à 16 heures 30 à l'Elysée par Jacques Chirac.
 
Jeudi matin, Nicolas Sarkozy s'est entretenu à huis clos à l'Assemblée nationale avec les parlementaires UMP qu'il n'avait pas vus depuis son élection. Il leur a expliqué qu'en plus d'être restreint (15 ministres) et paritaire (certainement 7 femmes et 8 hommes), le gouvernement serait "ouvert", y compris au centre et à gauche. L'ancien ministre PS des Affaires étrangères, Hubert Védrine, aurait été approché.
 
Morin, Robien, Santini
 
Quant au centre, outre les quelque 22 députés UDF sur 29 à ce jour officiellement ralliés à Nicolas Sarkozy, le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a été reçu jeudi matin, alors même que François Bayrou donnait sa conférence de presse annonçant son nouveau parti . Etaient également présents rue Saint-Dominique : le ministre de l'Education, Gilles de Robien, et le député centriste rallié André Santini. 

Le nom du nouveau Premier ministre, probablement François Fillon, devrait être annoncé par Nicolas Sarkozy jeudi prochain, au lendemain de la passation de pouvoir entre Jacques Chirac et le nouveau président. Le gouvernement devrait être annoncé "soit en fin de semaine, soit le lundi suivant", selon Claude Guéant.

Source TF1.fr

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Mercredi 9 mai 2007

La victoire de Nicolas Sarkozy « nous oblige à faire tout ce que nous avons dit dans cette campagne. Nous avons l'obligation de faire » a assuré Valérie Pécresse, porte-parole de l’UMP.
Toutes les réactions

Dominique de Villepin : « cette très nette victoire exprime un choix clair des Français en faveur d'un homme, de ses idées et de notre famille politique ».

Jean-Claude Gaudin : « en élisant Nicolas Sarkozy à la présidence de la République avec une forte majorité, les Français ont choisi le projet le plus convaincant et le seul candidat susceptible de faire bouger la France et de répondre à leur préoccupations. Ce choix (...), je ne doute pas qu'ils le confirmeront dans cinq semaines en donnant à Nicolas Sarkozy, lors des élections législatives de juin, la majorité parlementaire dont il aura besoin pour réussir à faire de la France un pays qui gagne à nouveau »

Brice Hortefeux : le fort taux de participation aux deux tours de l’élection présidentielle démontre que « la France est redevenue un exemple de civisme aux yeux du monde entier ». « Lorsqu’on rassemble aussi largement, cela signifie que nous avons des devoirs particuliers (...). Nicolas Sarkozy l'a dit dans son message : on doit dans ces cas-là avoir la main ouverte et tendue. On doit être tolérant, on doit être respectueux, on doit être ouvert, on doit être le plus large possible ».

Jean-Pierre Raffarin : « Les Français ont clairement fait le choix d’un homme et d’une politique. Il faut maintenant qu’ils lui donnent les moyens parlementaires de réaliser ses réformes ».

Alain Juppé : ce résultat est « une belle victoire pour la démocratie avec notamment la mobilisation des jeunes. C'est le signe que la démocratie représentative se porte bien, et c'est très rassurant ». Les Français doivent désormais  « donner au président de la République une majorité », autour du « socle solide » de l'UMP, à laquelle pourraient se joindre « des centristes », ainsi que « des femmes et des hommes de gauche ».
 
François Fillon : « Nicolas Sarkozy proposera un contrat législatif avec une majorité présidentielle la plus élargie possible, au centre pour ceux qui le souhaiteront, et à gauche pour les personnalités qui veulent le rejoindre ».

Michèle Alliot-Marie : « la victoire de Nicolas Sarkozy intervient à l'issue d'une campagne où les choses ont été dites clairement ». Le président élu en a tiré une « responsabilité à l'égard de tous les Français, une responsabilité de rassemblement du plus grand nombre de Français ».

Jean-Louis Borloo : Nicolas Sarkozy a reçu « un mandat clair, stable, il lui appartient de rassembler pour réformer ce pays ».

Jean-François Copé :   « ce vote, c'est la décision d'un peuple qui aspire profondément au changement et cela commande un esprit de changement. Ce résultat, c'est aussi un moment d'histoire pour notre pays et aussi pour la droite et le centre ». « Nous avons une obligation de résultat ». Le score de Nicolas Sarkozy « nous engage ».

Alain Lambert : « le retard accumulé depuis ¼ de siècle dans la modernisation de notre Pays vient de se transformer en un appel puissant du peuple à la renaissance de la France ».

Yves Jégo : « pour que tout devienne vraiment possible, il faut que le nouveau Président de la République puisse disposer, dans un mois, d'une majorité solide et forte à l'Assemblée nationale ».

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Lundi 7 mai 2007
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Vendredi 4 mai 2007

En application de la loi, plus aucun article ne sera publié sur ce blog jusqu'à l'annonce des résultats le dimanche 6 mai à 20h00. Vous pouvez tout de même consulter les archives et laisser vos commentaires. Bon week end à tous et bon vote !

J'espère que dimanche soir tout deviendra possible !

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Vendredi 4 mai 2007

1 – Le Centre : Bayrou-Royal, la double méprise

Dès le soir du premier tour, François Bayrou a fait le pronostic de la victoire de Nicolas Sarkozy. Il parie sur l’échec et l’implosion du Parti Socialiste, ce qui lui permettrait de devenir le leader de l’opposition. D’où ses excès contre Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal a toujours méprisé les centristes, notamment dans sa région mais elle joue son va-tout en espérant que la confiture ministérielle attirera l’électeur centriste.

Donc, c’est à celui qui avalera l’autre.


2 – La Démocratie : la pratique de S. Royal, c’est le populisme

Sa démocratie soi-disante participative permet à des militants bien entraînés de prendre le contrôle de petits groupes qui prennent la parole au nom des autres. Dans un grand lycée poitevin de plus de mille élèves, 9 personnes seulement étaient présentes pour la réunion sur le « budget participatif ».

Plutôt que de dire sa position sur la place de la Turquie en Europe, elle préfère avancer masquée : mon avis sera celui des Français.


3 – L’emploi : le programme PS relancera le chômage

Par la généralisation des 35 h et par l’utopie du partage du travail, les socialistes tournent le dos à toutes les politiques qui ont réussi en Europe.
Les PME, commerçants et artisans, n’ont pas vocation à accueillir les jeunes en échec scolaire. L’artisanat moderne ne peut à lui seul corriger les erreurs du système éducatif. A l’opposé du contrat première chance, il faut aider les jeunes diplômés à s’engager dans les PME pour assurer leur avenir.
C’est par une politique adaptée de formation professionnelle, la sécurité sociale professionnelle, que l’on pourra aider les jeunes sans qualification.

12 derniers mois de L. Jospin = + 156 000 chômeurs
12 derniers mois de J. Chirac = - 250 000 chômeurs.


4 – La région Poitou-Charentes : désenchantement

En trois ans, entre deux élections, Madame Royal a perdu plus de 15 points. L’idée selon laquelle «elle séduit au loin et irrite au près » se confirme. Sur le terrain les électeurs entendent tous les mensonges : quand Madame Royal dit qu’elle a multiplié les initiatives dans sa région « sans augmenter les impôts », ceux qui paient la taxe d’habitation en Poitou-Charentes apprécieront : elle l’a augmenté de 11,78% la première année de son mandat.


5 – La politique étrangère : Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac

J’ai vu dans mes fonctions à Matignon, à plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy Ministre de l’Intérieur approuver la position de Jacques Chirac pour la paix en Irak. Madame Royal dit le contraire : mensonge ! Dans sa conférence de presse sur la politique étrangère de la France, Nicolas Sarkozy a pris des positions toujours voisines de celles du Chef de l’Etat.


6 – La dette : les socialistes restent les champions

En 2006, la dette de la France a diminué de 40 milliards d’euros. L’origine de la dette en France vient des réformes socialistes qui n’ont été financées que par l’emprunt : nationalisations de 1981, recrutement de plus de un million de fonctionnaires de 1981 à 1995, passage de l’âge de la retraite de 65 à 60 ans,
35 H etc…
Le programme de Nicolas Sarkozy est au contraire compatible avec la réduction de l’endettement de la France.


7 – 2ème tour : la diabolisation contre l’information

Nicolas Sarkozy ne ressemble pas aux caricatures que la gauche a créé pour le diaboliser. Quand dans une campagne on fait un recours permanent aux attaques personnelles, on ne sert ni la démocratie, ni on convainc les électeurs.
La politique, ce n’est pas la mobilisation contre, c’est un choix positif pour un projet, pour un avenir, pour une relève. Les socialistes jouent trop avec les haines pour rassurer en profondeur les Français.
Au total, c’est Ségolène Royal qui inquiète.

Ecrit par Jean-Pierre Raffarin

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Vendredi 4 mai 2007

Dans son discours de Bercy -comme d'ailleurs dans beaucoup d'autres discours précédemment prononcés au cours de cette campagne-, Nicolas Sarkozy a mis en cause les excès de l'idéologie de mai 1968 qui, en affaiblissant des institutions et des valeurs comme l'école, le travail, l'autorité ou le civisme, ont fragilisé la société française et ses capacités à surmonter ses difficultés actuelles. A quelques jours du second tour, la gauche et la candidate socialiste, recourant une nouvelle fois aux raccourcis et aux amalgames les plus grossiers, taxent Nicolas Sarkozy d'être réactionnaire et de vouloir opérer une régression sociale qui reviendrait sur les accords de Grenelle (SMIG augmenté de 25% et remplacé par le SMIC, hausse de 10% de l'ensemble des salaires, reconnaissance de l'exercice du droit syndical dans l'entreprise) et sur les différentes mesures prises durant les années qui ont suivi pour moderniser la société française et reconnaître de nouveaux droits (droit à l'IVG , majorité abaissée à 18 ans, libéralisation de l'information et des médias, abolition de la peine de mort, quatrième et cinquième semaines de congés payés ...).

Ce procès d'intention caricatural n'a pas plus de fondement que les précédents (racisme, eugénisme, despotisme, ultralibéralisme, « bushisme » ...). C'est là l'un des ultimes avatars du sectarisme de la gauche qui considère comme illégitime et dangereux tout ce qui n'est pas elle.

Nicolas Sarkozy n'a bien sûr aucunement la volonté de remettre en cause les Accords de Grenelle ainsi que l'ensemble des libertés individuelles et collectives consacrées depuis 1968. Et il est tout simplement absurde d'imaginer qu'il pourrait revenir sur l'IVG, l'âge de la majorité politique ou la 4ème et la 5ème semaines de congés payés.

Son propos n'est évidemment pas celui-là. Il est de dénoncer des excès libertaires qui ont fait des ravages dans notre conception de l'école, dans les processus de transmission de nos valeurs et de nos principes, dans notre rapport à l'autorité et au travail. Ces excès, qui se sont imposés et banalisés avec la pensée unique et le politiquement correct, nous disent que l'élève est l'égal du maître, que le travail est une source d'aliénation qui doit donc être combattue, que l'excellence et la distinction des mérites sont néfastes, que tout se vaut et qu'il ne peut y avoir de hiérarchie des valeurs, que la société est plus coupable que le délinquant et que celui-ci vaut bien la victime, que l'autorité est une notion dépassée voire illégitime par essence, que l'individu a surtout des droits avant d'avoir des devoirs, etc.

Sa conviction est qu'il est temps de rompre avec cette dérive et que la France a un urgent besoin de revaloriser le travail, l'effort, le mérite, l'excellence et la réussite, de réhabiliter l'autorité et le respect sans lesquels on ne peut durablement consolider l'école de la République et la cohésion de notre pays. C'est d'autant plus nécessaire que ce sont d'abord les plus faibles et les plus démunis qui souffrent des conséquences de cette philosophie du relativisme généralisé et du laxisme systématique. Ceux qui la professent, ce ne sont généralement pas ceux qui vivent dans des quartiers difficiles, qui sont victimes de l'insécurité et qui scolarisent leurs enfants dans les ZEP. Derrière cette conception dévoyée de la modernité, prospèrent en fait tous les conservatismes, tous les blocages de notre société et au final toutes les injustices.

Du reste, la candidate socialiste est bien mal inspirée de se poser de façon aussi inconditionnelle en défenseur de l'héritage de Mai 1968. Elle semble oublier que le PS lui-même, dans un rapport présenté lors d'un colloque organisé en octobre 2004 sur « l'avenir de la France », a prôné un « droit d'inventaire » sur cet héritage considéré comme « anti-libéral libertaire sur les questions de société ». On peut ainsi y lire :

« Sans être un réactionnaire patenté, on peut sans grand danger émettre l'hypothèse que les nouvelles libertés personnelles dont ont bénéficié les hommes et les femmes de la génération 68 n'ont pas eu que des effets positifs sur la structuration identitaire et psychologique de leurs enfants. La société semble osciller, vis-à-vis de ses enfants, entre l'excès et le défaut de transmission ».

On ne saurait mieux dire.

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Jeudi 3 mai 2007

Depuis 2002, le gouvernement n'a eu de cesse de rattraper le retard dans l'accueil des handicapés à l'école, hérité des socialistes.

Le nombre d'enfants handicapés scolarisés est passé de 89.000 à 160.000 entre 2002 et 2007
Aujourd'hui, 20.000 élèves handicapés bénéficient d'un accompagnement individualisé. Ils étaient 4.000 en 2003
Au 1er janvier 2007, on comptait 9 500 auxiliaires de vie scolaire individuelle contre 3 000 en 2002.
C'est la loi du 11 février 2005, votée à l'initiative du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, qui a prévu l'inscription automatique des enfants handicapés dans l'école de leur quartier. Trente ans après la grande loi de 1975 sur le handicap, toutes les associations concernées par cette question ont salué l'ensemble des avancées qu'a représenté l'adoption de la loi de 2005.
Et tenez vous bien : Le Parti Socialiste a voté contre cette loi.

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Jeudi 3 mai 2007

Le débat télévisé d'hier soir a démontré la vraie nature du pacte présidentiel de Madame Royal fait d'imprécisions et d'imprécations.

Imprécisions et imprécations et sur le nucléaire
Madame Royal veut réduire la part du nucléaire en augmentant celle des énergies renouvelables.
Cette ineptie est dangereuse pour notre sécurité énergétique, pour notre contribution à la préservation des équilibres écologiques et pour l'avenir d'une filière industrielle et technologique d'excellence. La France deviendrait plus dépendante des importations en provenance de régions du monde politiquement instables et de l'évolution des prix mondiaux. Le choix du nucléaire civil permet aux Français de rejeter 18 % de CO2 en moins par rapport à leurs voisins européens. La position de la candidate socialiste sur le nucléaire civil est davantage motivée par des raisons idéologiques que par l'analyse pragmatique des problèmes. Mais en plus de cela, elle ne connaît pas la part de du nucléaire dans la production d'électricité française

Imprécisions sur l'évolution des 35 heures
En début de campagne, Madame Royal voulait étendre les 35 heures à toutes les entreprises. Depuis hier, il semble qu'elle laissera les partenaires sociaux décider de l'avenir des 35 heures
 La réduction du temps de travail a bloqué le pouvoir d'achat des Français et aggravé le déséquilibre de nos finances publiques.

Imprécations et mensonges sur l'intégration à l'école des enfants handicapés
Madame Royal a menti sur le nombre d'enfants handicapés scolarisés. Contrairement à ce qu'elle a affirmé hier, ce nombre a doublé passant de 89 000 en 2002 à 160 000 en 2006. De plus, c'est la loi du 11 février 2005 qui a prévu l'inscription de droit des enfants handicapés dans l'école de leur quartier. Loi saluée par toutes les grandes associations, et contre laquelle Madame Royal et le parti socialiste se sont opposés.

Imprécisions et imprécation sur le financement des retraites
Au début de la campagne, Madame Royal refusait de modifier les régimes spéciaux ; elle déclare aujourd'hui que les partenaires sociaux devront « réfléchir » à cette question, bien sûr sans se prononcer. Sur le financement des retraites, elle veut remettre à plat les lois Fillon tout en étant incapable d'expliquer comment elle le finance. Elle promet une nouvelle taxe aux Français sans être en mesure de chiffré son taux, ni la base sur laquelle cette taxe serait assise.

Imprécisions et changements sur le SMIC
Lorsqu'elle parle de porter le SMIC à 1 500 euros a candidate socialiste parle-t-elle du SMIC brut ou net ? Elle a beaucoup varié sur ce sujet. S'il s'agit bien du Smic brut, si cette mesure est mise en Suvre rapidement, elle détruira au moins 50 000 emplois en écrasant l'échelle des salaires et en faisant exploser le budget des allègements de charges. S'il s'agit d'un objectif à atteindre au terme du prochain quinquennat, alors la candidate socialiste n'a rien annoncé de nouveau car la projection du rythme actuel de progression du Smic sur la période aboutira à un montant de 1 492 euros bruts en 2012.

Imprécision et manque dangereux de clarté sur le contrôle des flux migratoires
Dans ce domaine, la candidate socialiste a beaucoup tergiversé. On retiendra toutefois sa proposition de régulariser les familles, parents et grands-parents, des enfants de clandestins scolarisés en France, ainsi que l'ensemble des travailleurs en situation irrégulière. Cela signifie la création de nouvelles filières d'immigration massive qui entraîneront la régularisation automatique de ceux qui s'y engouffrent, à l'instar de ce qui s'est passé en Espagne lorsque le chef du gouvernement, José Luis Zapatero, a régularisé pas moins de 700 000 clandestins.

Le plus grave dans le programme de Ségolène Royal, c'est que cette imprécision est quasiment constante :

  • Aucune mesure concrète n'est proposée pour réduire les charges publiques : or les dépenses proposées par Ségolène Royal représentent 65 milliards d'euros. Pour les financer, il faudrait multiplier par deux l'impôt sur le revenu et augmenter de moitié la TIPP (donc le prix de l'essence de 30 centimes d'euro). Cela représente 2000 € d'impôts supplémentaires par ménage ;
  • Aucune mesure n'est proposée pour protéger les Français contre les multirécidivistes qui commettent la grande majorité des délits ;
  • Aucune réforme n'est proposée pour notre système de recherche et d'enseignement supérieur qui perd chaque jour du terrain sous le poids de ses archaïsmes.
  • Aucune piste de relance de l'Europe acceptable par nos partenaires n'est proposée : les suggestions de Ségolène Royal en ce domaine sont rejetées par la totalité de nos voisins.
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Jeudi 3 mai 2007

L'un des évènements de ce débat est bien entendu la colère piquée par Mme Royal sur la scolarisation des enfants hadicapés.

Résumons : Sarkozy affirme qu'il veut scolariser tous les enfants handicapés, et permettre que ce droit soit opposable devant les tribunaux. Royal, monte alors au créneau, dans ce qu'on devine comme étant une colère toute préparée, dans une attaque frontale. Je cite : "Là, on atteint le summum de l'immoralité politique. Je suis scandalisée par ce que je viens d'entendre, parce que jouer avec le handicap comme vous venez de le faire est proprement scandaleux. Pourquoi ? Lorsque j'étais Ministre de l'enseignement scolaire, c'est moi qui ai créé le plan handiscol qui a demandé à toutes les écoles d'accueillir tous les enfants handicapés.", puis dans la foulée : "C'est votre gouvernement qui a supprimé non seulement le plan handiscol, qui a supprimé les aides éducateurs, qui fait qu'aujourd'hui, moins d'un enfant sur deux qui était accueilli il y a cinq ans dans l'école de la République ne le sont plus aujourd'hui. Vous le savez parfaitement."... et d'ensuite critiquer très violemment les prétendus "recours aux tribunaux" prônés par Sarkozy.


La position de Nicolas Sarkozy a été parfaite : qu'a-t-il fait ? Il s'est incliné, a baissé la tête, et a même baissé les yeux devant la verve de Mme Royal. Cette stratégie a été payante à plus d'un égard ! La preuve en est : Royal, se sentant pousser des ailes, s'est vraissemblablement laissée emporter par sa colère, qui d'une maîtrise initiale a donc abouti à une preuve irréfutable de son manque de self control.

Mais allons plus loin si vous le voulez bien. Regardons le motif de la colère de Royal : le plan Handiscol, qui aurait été supprimé selon Mme Royal, par le gouvernement actuel, faisant par là même dramatiquement chuter le nombre d'enfants handicapés scolarisés. Les 7000 aides éducateurs de ce plan auraient donc disparus en même temps que l'aide aux associations d'enfants. Qu'en est-il vraiment ? Le site duSénat nous apprend très bizarrement que le nombre de jeunes handicapés scolarisés n'a cessé d'augmenter depuis 2003 (chiffres non disponibles auparavant), contrairement à ce que Mme Royal semble affirmer. Ensuite, les aides éducateurs (ou auxiliaires de vie scolaire), supprimés selon Mme Royal, existent bel et bien, et sont au nombre précis de 6133 à ce jour, auquels il faut ajouter les 333 nouveaux postes de la rentrée 2007. (Source : le Sénat). On se doute que les AVS ont du apprécier la remarque de la candidate... Voici également le nombre de places et d'autre précisions sur la scolarisation des handicapés, qui infirment toutes totalement les propos de Royal. Bref, le plan handiscol est toujours en vigueur, et même pire, il dépasse les objectifs de la loi initiale. Pour tout complément, vous pouvez contacter directement la cellule écoute Handiscol (n° Azur 0810 55 55 01).
Que doit-on en conclure ? Qui fait preuve du "summum de l'immoralité" ? Est-ce acceptable de jouer avec ce sujet dans une ambition uniquement politicienne ? Il va être curieux d'observer si la presse (entièrement à la botte de Sarkozy, rappelons le...), va relever ces erreurs d'appréciations plus que grossières, mensongères et honteuses.

Source : Le blog 3 hommes et un bulletin

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Mercredi 2 mai 2007

1. Un système fiscal français générateur d'inégalités et d'inefficacités :

  • le poids des prélèvements obligatoires est trop élevé en France (45,3% du PIB, chiffres Eurostat) par rapport à la moyenne de l'Union européenne à 15 (41%, et même, pour certains pays, beaucoup moins : Royaume-Uni 35, Espagne 35, Irlande 32). Malgré ce niveau de prélèvements obligatoires, nous n'avons eu aucun budget en équilibre depuis 25 ans et la dette publique ne cesse de se creuser ;
  • le niveau des prélèvements obligatoires sur les facteurs mobiles de richesse (capitaux ; travailleurs très qualifiés ; travail non qualifié cf. délocalisations) est excessif et nuit à l'attractivité de la France ;
  • les impôts sont mal répartis entre les différents contributeurs et pèsent trop sur le travail dans le contexte de la mondialisation. La fiscalité écologique est quasi inexistante ;
  • enfin, chaque impôt en France pose un problème spécifique : l'impôt sur les sociétés (trop élevé par rapport à la moyenne de l'UE à 25 et truffé de niches) ; la taxe professionnelle (qui pèse sur les facteurs de production alors que tout le monde sait qu'un bon impôt doit peser sur la richesse produite) ; l'ISF (la France est le seul pays européen avec l'Espagne et le Luxembourg à avoir encore un impôt sur la fortune et celui-ci crée un manque à gagner fiscal estimé à 7Mds d'euros alors même qu'il n'en rapporte que 3) ; le taux trop élevé des cotisations sociales patronales ; l'impôt sur le revenu qui comporte trop de niches et n'est pas payé par 50% des contribuables ; etc.

2. La réforme fiscale est donc un impératif pour notre pays. Elle doit avoir pour objet :

  • de simplifier le dispositif. Le Code général des impôts est trop épais, trop compliqué. Il faut garantir la sécurité juridique du droit fiscal et interdire la rétroactivité fiscale ;
  • de fonder notre système fiscal sur des valeurs (le travail, l'initiative, la prise de risque, la famille) ;
  • de réduire le niveau général des prélèvements obligatoires et de le ramener à la moyenne de l'UE à 15 (ce qui revient à rendre 68 milliards d'euros aux Français) ;
  • enfin, de tenir compte du nouveau contexte international. Concrètement :
    • il faut baisser la fiscalité sur le travail en expérimentant la TVA sociale ;
    • il faut baisser les taux marginaux d'imposition des facteurs mobiles de production ;
    • il faut augmenter la fiscalité écologique (taxe sur le carbone importé ; taxe sur les emballages ; redevance pour utilisation des infrastructures routières ...) ;
    • il faut concilier l'équité du système fiscal et l'attractivité du territoire (d'où la proposition d'un ISF « intelligent » et du bouclier fiscal).

3. Quant à notre capacité financière à réduire de 4 points le poids des prélèvements obligatoires en 10 ans, tout en réduisant les déficits et la dette, elle ne pose aucune difficulté :

  • quasiment un quart de l'effort (15 milliards d'euros) sera fait au travers du collectif budgétaire de l'été 2007. Les mesures produiront leur plein effet progressivement de telle sorte que le déficit budgétaire atteindra 2,7% du PIB fin 2007 au lieu de 2,5 selon les prévisions de la loi de finances pour 2007, et 2,9% du PIB en 2008, c'est-à-dire des seuils compatibles avec les critères du traité de Maastricht. A supposer que nous soyons légèrement au dessus du seuil de 3% et, en tout état de cause, pour justifier la légère et temporaire augmentation de la dette de 0,5 point de PIB, il sera tout à fait possible d'expliquer, auprès de la Commission européenne, la pertinence de ces mesures pour stimuler la croissance ;
    L'analyse de Rexecode a montré que la seule mesure d'exonération des heures supplémentaires permettait de doper la croissance de 1,3 point de PIB.
  • enfin, il convient de rappeler que baisser les prélèvements obligatoires de 68 Mds d'euros en dix ans représente un redéploiement des dépenses publiques de 11,5% (hypothèse de 590 Mds de dépenses redéployables), ce qui est une hypothèse très raisonnable. Le Canada en a redéployé 10% en quatre ans (1995-1999).
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Mardi 1 mai 2007

Pour Nicolas Sarkozy, la crise de l'art et de la culture est l'un des principaux aspects de la crise de l'identité nationale. Cette crise de l'art s'explique par « l'éclatement de l'imaginaire collectif en une multitude d'imaginaires individuels » et concurrents.
Résoudre cette crise n'est donc possible qu'en réapprenant à «partager les oeuvres, les valeurs, l'histoire» et en dépassant le stade du relativisme culturel selon lequel tout se vaut.
Il fixe 5 priorités :

  1. Défendre la diversité culturelle et la création française
    - Agir à Bruxelles pour lever les obstacles aux aides publiques à la culture, considérées aujourd'hui comme des entorses à la libre concurrence (= création pour les activités culturelles d'un statut dérogatoire au droit de la concurrence).
    - Obtenir de nos partenaires européens une réduction du taux de TVA à l'importation des oeuvres, afin de permettre à la place parisienne de s'imposer sur le marché de l'art (dans ce domaine, la TVA est de 5% seulement au Royaume-Uni).

  2. Valoriser notre patrimoine culturel
    - Favoriser le jumelage entre les établissements culturels et les établissements scolaires.
    - Instaurer la gratuité dans les musées nationaux et ouvrir davantage l'accès à des éléments du patrimoine d'habitude fermés au public.
    - Accroître les obligations des chaînes publiques en matière d'émissions culturelles de qualité, notamment à des heures de grande écoute.
    - Renforcer la présence culturelle française dans les pays de l'UE et en Asie notamment ; rationaliser le réseau culturel (Alliances françaises/Centres culturels) avec une instance unique de pilotage.

  3. Promouvoir l'enseignement artistique
    - Apprendre aux enfants à aimer l'art, et non plus seulement le leur expliquer. Ouvrir davantage les institutions culturelles aux écoles, mais aussi ouvrir l'école aux artistes.
    - Pérenniser le système d'indemnisation du chômage des intermittents, mais en contrepartie d'une implication des bénéficiaires dans l'enseignement artistique et dans la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
    - Permettre aux jeunes qui ont un talent et un engagement artistiques de les valoriser pour l'accès aux grandes écoles et dans les parcours universitaires.

  4. Faire entrer davantage l'art et la culture en province et dans les quartiers
    - Comme Malraux avec les maisons de la culture, créer des lieux de rencontre et de pratique artistique dans les banlieues. Une démarche qui serait encouragée par l'état mais les principaux acteurs en seraient les collectivités locales.
    - Créer des antennes locales des musées parisiens en province et faire circuler les grandes expositions.

  5. Favoriser la rencontre du monde de la culture avec celui des technologies de l'information
    - Se battre pour le respect des droits d'auteur dans tous les domaines (musique, films, livres), refus de la licence globale qui « tuerait la création ».
    - Soutien aux entreprises innovantes dans le domaine de l'internet.
    - Faire des universités des zones franches sur le plan fiscal pour encourager ceux (chercheurs, enseignants, étudiants) qui déposeraient des brevets ou créeraient des entreprises.
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Mardi 1 mai 2007

Voici un florilège des déclarations qui prouvent,s'il en était besoin, la sincérité des déclarations d'aujourd'hui concernant le candidat centriste !

  • Ségolène Royal, le 16 avril dernier, au micro de RMC Info : « Il faut respecter les électeurs. Laissons les électeurs libres sans les embrouiller avec des tractations, des manipulations, des accords dans leur dos et nous verrons entre les deux tours. Toutes ces tractations avant le premier tour sous prétexte de faire un front anti-Sarkozy, ce n'est pas le problème ».
  • Ségolène Royal, le 20 février, à Rennes : « Ceux qui se disent ni de droite ni de gauche (...) ont toujours fini par tomber du même côté, (...) cherchent à brouiller les cartes de l'élection » ; « Seule l'union des forces de progrès peut permettre de battre la droite ».
  • François Hollande, le 10 avril, au siège du PS : « Nous ne ferons rien avec Bayrou puisque c'est une variante de la droite ».
  • François Hollande, le 13 avril, à l'AFP : « Il n'y a pas d'alliance concevable entre la gauche et une partie de la droite ».
  • François Hollande, le 21 février, à Liévin : « moi je ne connais pas les propositions de François Bayrou, je connais juste sa démarche : ni droite ni gauche pour finir avec la droite ».
  • Lionel Jospin, le 17 mars, à Lens : « ce que propose M. Bayrou provoquerait une vraie crise politique dans notre pays (...). La proposition politique de M. Bayrou est mort-née (...) » et d'ajouter que François Bayrou « a toujours été de droite ».
  • Dominique Strauss-Kahn, le 16 mars, à Charleville-Mézières : « Ségolène fait campagne avec 100 propositions (...) François Bayrou fait campagne sans proposition ».
  • Jack Lang, le 20 février, siège du PS : François Bayrou « est une variante de la droite ».
  • Jack Lang, le 14 mars, siège du PS : « François Bayrou n'est pas là pour empêcher l'élection de Nicolas Sarkozy mais pour éliminer la gauche ». Il veut « tout le pouvoir pour lui tout seul » en s'appuyant « sur un mouvement de droite, en alliance avec l'UMP ».
  • Jack Lang, le 13 avril : une alliance avant le premier tour : « est totalement absurde, on ne peut pas concilier l'inconciliable ».
  • Jean-Louis Bianco, le 13 avril, à Belfort : « aucun commentaire, je ne parle que des choses importantes ».
  • François Rebsamen, 14 mars, sur LCP, « François Bayrou, candidat du ni ni et de l'immobilisme » et d'ajouter « il n'est pas ni droite, ni gauche » mais « un homme du centre-droit libéral, d'une droite classique ».
  • Jean-Christophe Cambadélis, 13 avril, par communiqué : « Ségolène Royal ne veut pas d'ouverture au centre ».
  • Jean-Luc Mélenchon, le 25 avril, sur son blog : « Bayrou, c'est la droite ».
  • Claude Bartolone, le 20 février, à l'Assemblée nationale : « François Bayrou donne le sentiment d'être le Che Guevara de l'extrême-centre (...) Il faut que nous soyons assez forts pour démasquer cette imposture. Bayrou est quand même celui qui, lorsqu'il a été ministre de l'Education nationale, a voulu démanteler l'école de la République. L'ensemble de ses députés sont élus par des gens de droite et par le désistement de l'UMP ».

Le dossier « argumentaires » du Parti socialiste contre François Bayrou

  • « Le programme économique et social de François Bayrou est UMP compatible. (...) Il fait l'impasse sur le pouvoir d'achat des salariés et des retraités. (...) En matière de fiscalité seule la baisse de l'impôt de solidarité sur la fortune semble le préoccuper. En réalité, François Bayrou n'a rien d'autre à proposer que ce qui a été fait sous tous les gouvernements de droite (...). De droite en économie, il est également conservateur sur les questions de société. »
  • « François Bayrou maintient les Français dans le flou d'une construction politique chimérique et dangereuse : « l'union nationale » qui n'est qu'une alliance des contraires. Ce n'est pas une nouvelle donne politique, mais une ligne opportuniste qui nourrit la confusion. »

« L'hebdo des socialistes » du 24 mars consacré à François Bayrou

  • « Le programme de Bayrou ? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps : réduire l'Etat, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n'ont qu'à se terrer. Le centrisme, c'est ni la gauche, ni la gauche... »
  • « Bayrou a le même programme que Sarkozy. »
  • « Bayrou a pour modèle Thatcher et Reagan »
  • « On ressort de la lecture des deux derniers ouvrages de François Bayrou avec le sentiment de vaste supercherie. »
  • « François Bayrou, c'est toujours pareil. Ce qu'il dit semble d'abord frappé au coin du bon sens. Et quand on gratte un peu, c'est une immense arnaque. »
  • « Les deux livres récemment publiés par François Bayrou, sous un populisme patelin, laissent percer une idéologie néolibérale et réactionnaire. »
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Samedi 28 avril 2007

 

Suite aux accusations répétées portées contre Nicolas Sarkozy concernant des pressions qui auraient été prétendument exercées pour empêcher le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, une conférence de presse a été organisée vendredi 27 avril au siège de campagne.

 

Claude Guéant, directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a fait une déclaration dans laquelle il  dénonce les « accusations aussi outrancières que mensongères » portées contre Nicolas Sarkozy.

 

« Une telle allégation relève du mensonge et de l’affabulation purs et simples, comme l’ont d’ailleurs rappelé de la manière la plus nette les responsables du CSA et des médias concernés. Cela n’a visiblement pas empêché Mme Royal d’affirmer que Nicolas Sarkozy avait convoqué le président du syndicat de la presse quotidienne régionale,  au moment où celui-ci était pourtant en train d’intervenir devant une assemblée de plus de 500 personnes. Cela n’a pas empêché non plus M. Bayrou de continuer à faire état avec véhémence de pressions de la part de Nicolas Sarkozy, tout en reconnaissant en même temps qu’il n’avait aucune preuve de ce qu’il avançait ».

 

Concernant le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, Claude Guéant a rappelé que ce débat ne concernait en aucune façon Nicolas Sarkozy, et que, après le premier tour de l’élection présidentielle, le débat devait « se faire entre les deux candidats désignés par le suffrage universel ».

 

Il a, par ailleurs, réclamé « le respect de l'égalité des temps de parole » entre les deux candidats qualifiés pour le second tour.

 

Pour clore la polémique, le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy s'est élevé contre la confusion de telles « pratiques » qui « essayent de perturber, sinon de confisquer la confrontation des idées et des projets, qui doit avoir lieu entre les deux candidats présents au deuxième tour ».

 

 

Ce n’est pas comme cela, a-t-il ajouté, « qu’on changera la vie politique française. C’est au contraire, comme le fait Nicolas Sarkozy, en tenant un discours de vérité et en leur expliquant le projet que nous formons pour eux ».

 

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Vendredi 27 avril 2007

1. Elle a une vision très manichéenne des choses : après l'annonce par Nicolas Sarkozy de son intention d'engager la construction d'un 2e porte-avions, la candidate socialiste déclare qu'elle préfère l'Education nationale (on doit pouvoir faire les deux ...) ; idem quand, en visite dans un supermarché, elle indique vouloir incarner une société où la « présence humaine » serait renforcée en supprimant des postes de vigiles pour les remplacer par des postes de caissières (là encore, on doit pouvoir faire les deux).

2. Elle a une vision des rapports politiques fondée sur la guerre civile et le sectarisme : elle refuse de serrer la main de Françoise de Panafieu sous prétexte que cette dernière a critiqué ses positions sur le Proche-Orient ; elle refuse de saluer Christian Patriat au Salon de l'agriculture sous prétexte qu'il serait proche de la droite ; en visite aux Antilles, elle dénonce « une lecture révisionniste de l'histoire, dont une certaine droite s'est fait une spécialité » ; elle refuse de dialoguer avec le responsable des ressources humaines du supermarché Champion qu'elle visite au motif qu'elle ne souhaite parler qu'au « nouveau prolétariat féminin » (les caissières).

3. Elle n'est pas une femme indépendante des groupes de pression : rappelons que la candidate socialiste est conseillée sur les questions de justice par l'ancien président d'un syndicat de magistrats (l'USM), sur les questions de sécurité par l'actuel président d'un syndicat de policiers (l'UNSA) et sur les questions d'environnement par l'ancien président d'un groupe de pression international (Greenpeace).

4. Elle pratique un antiaméricanisme primaire : en décembre 2006, en visite au Liban, elle indique « partager beaucoup de choses, notamment l'analyse du rôle des Etats-Unis » avec un député du Hezbollah comparant les Etats-Unis avec le régime nazi. A la sortie de la réunion, elle justifiait la tenue de cette réunion par sa volonté de dialoguer « avec tous les parlementaires ou toutes les autorités démocratiquement représentatives ». Quelques mois plus tard, en avril 2007, elle indique en revanche qu'elle ne sera pas celle « qui ira serrer la main de George Bush comme si de rien n'était ».

5. Elle a une grille de lecture de la société extrêmement datée : comme Jospin en 2002, elle propose d'aller encore plus loin dans le partage du travail avec la généralisation des 35h et la création d'emplois massivement financés par les fonds publics pour lutter contre le chômage, la culture de l'excuse pour lutter contre la délinquance.

6. Elle ne cesse de reporter les problèmes sans jamais les régler : soit elle appelle à un moratoire (sur la culture des OGM ou le réacteur EPR par exemple) ; soit elle recycle un vieux concept en lui offrant un nouveau nom. Les emplois jeunes deviennent des emplois tremplins, la police de proximité devient la police de quartier, les réunions publiques deviennent des débats participatifs ...

7. Elle propose souvent des solutions approximatives et imprécises : ainsi avec le Smic à 1.500 euros dont on ne savait pas s'il devait s'entendre en valeur brute ou nette. Quelques jours avant le premier tour, la candidate socialiste précise qu'il s'agit d'un montant « net », avant que son attachée de presse indique qu'il fallait en fait comprendre « brut ». Ainsi aussi avec son contrat première chance pour les jeunes, qui a été annoncé pour durer un an, puis trois mois, puis de nouveau un an, puis étendu aux plus de cinquante ans, etc.

8. Elle n'hésite pas à asséner des contre-vérités manifestes : ainsi affirme-t-elle que les impôts n'ont pas augmenté en Poitou-Charentes alors qu'elle les a relevés de 27% en 2005 ; elle affirme également que la gauche a construit plus de logement sociaux que la droite alors que depuis 30 ans on n'a jamais construit autant de logements sociaux que depuis 2002 ; elle affirme encore que la délinquance a progressé en France depuis 2002 alors que les chiffres démontrent une baisse de 10%.

9. Elle n'arrive pas à distinguer le combat d'idées des attaques sur les personnes : ainsi la candidate socialiste accuse-t-elle la droite « de ne pas avoir de principes » (le 20 avril sur France-Inter), puis à nouveau d'être une droite « dure, agressive, sans principes, sans vertu républicaines, arrogante, qui dit tout et son contraire » (meeting à Paris le 6 février 2007) et dont le projet de société « recèle de la brutalité, de la violence et de la guerre civile » (meeting à Belfort le 13 avril). De même Nicolas Sarkozy devient un « menteur prêt à tout », qui « ne respecte pas les règles démocratiques », et « un menteur est-il apte à devenir Président de la République ? » (le 3 avril sur Canal +). Il n'aurait également « d'autre ambition que de prendre le pouvoir » (meeting à Besançon le 12 avril).

10. Elle est dure et cassante avec ceux qui ont fini par la quitter : interrogée par les journalistes sur sa réaction à la démission d'Eric Besson, la candidate socialiste répond par un méprisant « Mais qui connaît M. Besson ? ».

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Jeudi 26 avril 2007
Lu dans un journal paraissant en Israël, en date du 26 janvier dernier, l'épisode suivant est révélateur du caractère démocrate naturel de Julien Dray, porte-parole du PS après avoir quitté la LCR et le NPS, et maintenant coordonnateur des porte-paroles de la campagne de Ségolène Royal.

La candidate socialiste s'est rendue comme on s'en souvient en Israël en janvier dernier, accompagnée de Julien Dray. A cette occasion, ce dernier a fustigé les représentants du CRIF, indiquant qu'ils étaient "inféodés à Sarkozy". Outre le côté insultant de la remarque pour la communauté prise dans un ensemble manifestement improbable, c'est méconnaître la règle de neutralité que s'imposent généralement les représentants de cette communauté. Le CRIF indiquait que les juifs de France se détermineraient comme tous leurs autres concitoyens, en fonction de leurs préoccupations. Il notait qu'il était exact que Nicolas Sarkozy ait été à l'écoute de la communauté, davantage que Ségolène Royal, mais indiquait qu'il s'agissait de la responsabilité de la candidate.

Loin d'en rester là, pourtant, Julien Dray prononça des paroles indignes d'un porte-parole de candidat en déplacement à l'étranger, puisqu'il a tenu les propos suivants, selon un membre du CRIF venu lui rendre visite au King David Hôtel de Jerusalem :

" Je n'ai rien à vous dire ! Vous avez vendu votre âme à l'autre camp, vous n'avez rien à faire ici. Retournez chez votre pote Nicolas : c'est lui votre propriétaire ! Vous allez payer très cher votre racolage unilatéral, Ségolène sera présidente et vous allez devoir vous mettre à genoux quand vous souhaiterez qu'elle vous reçoive ! "

Je trouve particulièrement remarquable la considération que Julien Dray porte à ses opposants, ou même supposés opposants politiques ...

SOURCE :http://www.chroniques-d-une-citoyenne-ordi.com

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