Airbus : Nicolas Sarkozy pour un nouveau pacte d'actionnaires où l'Etat serait mieux représenté

Publié le par raph39

Lors de son déplacement à Toulouse lundi 5 mars où Nicolas Sarkozy rencontrait les organisations syndicales d’Airbus, le candidat s'est déclaré favorable à un nouveau pacte d'actionnaires pour Airbus où l'Etat serait mieux représenté.

 

« Le rôle de l'Etat est essentiel. Si j'étais président de la République et qu'Airbus avait besoin d'une augmentation de capital, je serais prêt à le faire car c'est un enjeu industriel important », a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de la réunion, qui a duré plus d'une heure trente, dans une salle près de la cafétéria de l'usine Jean-Luc Lagardère à Blagnac.

 

« L'échec d'Airbus, ce serait l'échec de l'Europe. Airbus, c'est la technologie de demain. Si cela échoue, imaginez le signal négatif qui serait donné à toutes les entreprises de technologie. Le signal de démoralisation serait alors total et complet », a-t-il indiqué aux syndicalistes, qui se sont entretenus avec lui dans une ambiance détendue.

 

 « Je ferai pour Airbus ce que j'ai fait pour Alstom quand j'étais ministre du Budget. Nombreux disaient qu'Alstom était fini, et désormais Alstom, c'est deux années de commande dans l'énergie et trois dans les transports », a ajouté Nicolas Sarkozy, qui était accompagné du maire UMP de Toulouse Jean-Luc Moudenc et du ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, président du Grand Toulouse.

 

« Moi, le libéral ou l'homme de droite, je n'ai pas hésité à acheter 20% d'Alstom. L'idée de l'augmentation de capital n'a de sens qu'au service d'un projet. Je ne dis pas cela pour renationaliser Airbus », a-t-il précisé.

 

« L'euro n'est pas le seul responsable de la situation d'Airbus. Chaque fois que l'euro s'apprécie de 10 centimes, ce sont des milliards qui pénalisent l’entreprise », a-t-il observé, estimant que l'Etat devait pouvoir influer sur la monnaie et la politique monétaire européennes.

 

 « L'échec d'Airbus, ce serait l'échec de l'Europe. Airbus, c'est la technologie de demain. Si cela échoue, imaginez le signal négatif qui serait donné à toutes les entreprises de technologie. Le signal de démoralisation serait alors total et complet », a-t-il indiqué aux syndicalistes, qui se sont entretenus avec lui dans une ambiance détendue.

Publié dans sarkozy-2007

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